COP26

Action sur les forêts et l’utilisation des terres

Prime Minister Boris Johnson speaks at the Opening Ceremony for Cop26 at the SEC, Glasgow. Photograph: Karwai Tang/ UK Government

La conférence internationale sur le climat a ouvert ses portes le 31 octobre 2021 à Glasgow en Ecosse et se poursuivra jusqu’au 12 novembre 2021. Le 2 novembre, les leaders des différents pays de la planète ont tenu un sommet sur l’Action sur les forêts et l’utilisation des terres.

Ce sommet a été une occasion sans précédent qui a réuni les leaders mondiaux, les firmes, les acteurs des finances et les responsables non-étatiques à afficher une seule ambition. Celle d’une réorientation de l’exploitation des forêts et des terres à travers la planète. Plus d’une centaine de dirigeants de pays représentant plus de 86 % des forêts du monde, se sont engagés dans une déclaration à travailler ensemble pour « arrêter et inverser la perte de forêts et la dégradation des terres d’ici 2030 ». 127 pays sont signataires de la déclaration, y compris des pays de l’Union européenne et 32 pays sont africains. Les dirigeants de la planète entendent souligner les rôles critiques et interdépendants des forêts de tous types, de la biodiversité et de l’utilisation durable des terres pour permettre l’atteinte des objectifs de développement durable. Il s’agit en outre d’aider les États à atteindre un équilibre entre les émissions anthropiques de gaz à effet de serre et l’élimination par les puits, mais aussi de permettre aux pays de s’adapter aux effets du changement climatique en cours et de maintenir d’autres services écosystémiques.

Des actions transformatrices orientées vers les populations locales

Les dirigeants de la planète ont saisi l’occasion de Glasgow pour réaffirmer leurs engagements respectifs, collectifs et individuels, envers la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’Accord de Paris sur le climat. Ces engagements s’articulent aussi autour de l’utilisation durable des terres et la conservation, la protection, la gestion durable et la restauration des forêts et d’autres écosystèmes terrestres. Les pays concernés s’engagent également à reconnaître que pour l’atteinte de leurs objectifs en matière d’utilisation des terres, du climat, de la biodiversité et de développement durable, il faudra de nouvelles actions transformatrices dans les domaines interconnectés de la production et de la consommation durables. Ces nouvelles actions transformatrices doivent être orientées vers les populations et communautés locales dépendant des forêts pour leur subsistance et jouant un rôle clé dans la gestion des terres et des forêts. Il s’agira de façon concrète pour les pays concernés, de développer des infrastructures, du commerce, des initiatives financières et des investissements pour soutenir ces populations et communautés locales.

Quelques engagements clés

De ce pas, les pays signataires de la déclaration du sommet Glasgow sur les forêts et l’usage des terres s’engagent à renforcer la conservation des forêts et autres écosystèmes terrestres et à accélérer leur restauration. Ils ont également décider de   faciliter le commerce et les politiques de développement, aux niveaux international et national, la production et la consommation durables de produits de base, qui fonctionnent dans l’intérêt mutuel des pays et qui n’entraînent pas la déforestation et la dégradation des terres. Il s’agit pour eux de réduire aussi la vulnérabilité, renforcer la résilience et améliorer les moyens de subsistance en milieu rural, notamment par l’autonomisation des communautés, le développement d’une agriculture rentable et durable et la reconnaissance des multiples valeurs des forêts. Tout cela dans la reconnaissance des droits des peuples autochtones, ainsi que des communautés locales, conformément aux législations nationales et instruments internationaux. Au cas échéant, les nations signataires de la déclaration devraient si nécessaire mettre en œuvre ou du moins concevoir les politiques et programmes agricoles pour encourager l’agriculture durable, promouvoir la sécurité alimentaire et profiter à l’environnement. Pour réussir un tel pari, les dirigeants de la planète auront besoin d’une assise financière d’où une nécessité pour eux de réaffirmer des engagements financiers internationaux et d’augmenter considérablement les financements et les investissements.

Wend Tin Basile Sam

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